Les réflexes archaïques sont des réflexes primitifs, présents dès la vie in utero et le tout début de la vie, qui permettent au bébé de survivre et de se développer : téter, s’agripper, se retourner, se protéger d’une chute… Ils doivent normalement s’intégrer, c’est-à-dire s’estomper progressivement, au fur et à mesure que le système nerveux mûrit et que des réponses motrices plus volontaires et adaptées prennent le relais. Lorsqu’un réflexe archaïque n’est pas totalement intégré, il peut continuer à s’activer à l’âge adulte, de façon souvent inconsciente, et influencer la posture, la coordination, l’équilibre ou encore la gestion du stress.
Intégrer cette dimension dans les cours de Pilates permet d’aller chercher les causes profondes de certains schémas corporels, plutôt que de seulement en corriger les effets visibles :
Cette approche vient enrichir la pratique du Pilates en apportant un regard complémentaire sur l’origine de certaines difficultés de mouvement. En prenant en compte ces réflexes primitifs, l’accompagnement proposé permet d’aller plus loin qu’un simple travail musculaire : il s’agit de réharmoniser les schémas moteurs les plus profonds pour un mouvement plus libre, plus stable et plus naturel, que ce soit sur les appareils, au sol ou dans le cadre d’un accompagnement individuel.C’est une porte d’entrée supplémentaire pour un corps qui bouge avec plus de liberté et moins de compensations.